6/17/2007

Papa prépare le BBQ.



Ou tu as mis la moutarde ?

On se sert tous la main le matin en arrivant au boulot pour la cohésion et donc le bien de chaque ouvrier. Manu "le portos" taquine un peu tout le monde, genre trop jovial de bon matin. Peau de zob, juste Fabrice, le type qui bosse ici depuis déja trente ans mais qu'est vraiment cake selon certaines sources, accomplit sa première sottise que le Manu se met en boule.
Il a le sang chaud d'après Huguette, ce belàtre des steppes portugaises. Mais celle-ci espère que le conseil municipal restera purement Français.


Huguette est un peu anesthésiée par son train de vie.

En rentrant de sa tache quotidienne "mais il est quand même bien ce travail", elle passe par le bureau de tabac, achète trois Banco, en gratte deux instantanément et ramène le troisième à son fils, Fabien. Elle lui achète aussi un malbo20.
Un coup elle a gagné cent-cinquante francs et a acheté sept paquets de clope et repris deux banco avec la monnaie restante.
C'est le Fabien qui était content.



Nico est cool dans la vie.
Il sera embauché en Septembre.
Il va passer une formation de soudeur pendant quinze jours, et tout frais payer avec l'hotel.
Il joue à la console et regarde le satellite le soir avec son labrador.
Son chien lui revient à trente euros par mois environ, alors ça va.


Il appelle ses amis quand il a besoin d'eux, mais pas trop souvent.


Raymond va sans doute emménager chez Huguette la semaine prochaine.
Ils se sont vraiment rapprocher ces derniers temps.
Elle l'accompagne à la pause de dix heures quand il fume sa gauloise.

6/13/2007

Mange ta main.

Il croyait être au-dessus,
à des milles d'eux.

Il croyait tout saisir,
assimiler mieux.

Il croyait pouvoir dicter,
dire le bien pour deux.

Il croyait.

Mais le truc c'est qu'il ne pensait pas.


Le con.

6/09/2007

Respire ça mon gars, et après t'as la diarhée

Soudure électrique
coup dur éclectique.

On a qu'à monter notre entreprise de promontoire, avec une dizaine de salariés et quelques interimaires durant les coup de bourre. On pourrait faire un sacré paquet de pognon, mine de rien. T'es cap' ou pas cap' car moi en tout cas j'ai plus pas une thune.
-Mais ouais !!

Vingt ans, trois mois, deux semaines, quatre jours, huit heures et sept minutes plus tard, Raymond arrive en 4l, qu'il traine depuis dix-neuf ans, sur le parking de l'entreprise et se grouille pour aller pointer.
Flute! on va encore lui sous-tirer un quart d'heure sur son bulletin de paie, à moins que cette bonne âme d'Huguette ne l'aie fait pour lui en arrivant ce matin.
Ce qui est sur et certain, c'est qu'il ne la trouve pas dégeu l'Huguette.
Et sa chignole commence à fatiguer sec.

A cinquante-huit ans, le Raymond en est à son soixantième emploi, et il ne compte pas s'arrêter là, étant donné qu'à la boite d'interim, on lui offre des bons d'achat au casino à chaque dixiéme job consécutifs en moins d'un an. Et ça, qui peut le refuser.

Il aime aussi les gauloises maïs et celles-ci le lui rendent plutot bien. Ses dents et son haleine aussi d'ailleurs. Sans parler de son tein de peau inimitable qui lui donne un certain chien.

Voila pourquoi il a tapé dans l'oeil d'Huguette.
Au sens figuré bien sur, pas la fois ou il lui a enfoncé cette tige de fer dans l'oeil gauche.

Peu importe, avec cet oeil de verre, on y voit que du feu. L'aventure est loin d'être fini(e).