Soudure électrique
coup dur éclectique.
On a qu'à monter notre entreprise de promontoire, avec une dizaine de salariés et quelques interimaires durant les coup de bourre. On pourrait faire un sacré paquet de pognon, mine de rien. T'es cap' ou pas cap' car moi en tout cas j'ai plus pas une thune.
-Mais ouais !!
Vingt ans, trois mois, deux semaines, quatre jours, huit heures et sept minutes plus tard, Raymond arrive en 4l, qu'il traine depuis dix-neuf ans, sur le parking de l'entreprise et se grouille pour aller pointer.
Flute! on va encore lui sous-tirer un quart d'heure sur son bulletin de paie, à moins que cette bonne âme d'Huguette ne l'aie fait pour lui en arrivant ce matin.
Ce qui est sur et certain, c'est qu'il ne la trouve pas dégeu l'Huguette.
Et sa chignole commence à fatiguer sec.
A cinquante-huit ans, le Raymond en est à son soixantième emploi, et il ne compte pas s'arrêter là, étant donné qu'à la boite d'interim, on lui offre des bons d'achat au casino à chaque dixiéme job consécutifs en moins d'un an. Et ça, qui peut le refuser.
Il aime aussi les gauloises maïs et celles-ci le lui rendent plutot bien. Ses dents et son haleine aussi d'ailleurs. Sans parler de son tein de peau inimitable qui lui donne un certain chien.
Voila pourquoi il a tapé dans l'oeil d'Huguette.
Au sens figuré bien sur, pas la fois ou il lui a enfoncé cette tige de fer dans l'oeil gauche.
Peu importe, avec cet oeil de verre, on y voit que du feu. L'aventure est loin d'être fini(e).
6/09/2007
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1 commentaire:
Je suis ton promontoire, hé le zouf, monte sur mon dos, que je t'emmène dans le zef.
T'iras loin, l'oeil d'Huguette fait des merveilles, mange-moi le sein, après c'est plus pareil.
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