C'est la foire aux idées
Approchez ! Approchez !
Voyez mes bonnes pensées
Comme elles sont mûres et bien menées
Prêtes à servir
Pour un bonheur d'utilité
Piochez-y ! Tatez-les !
C'est la foire aux idées
Approchez !
7/23/2008
7/12/2008
Trône
Plus proche de l'homme
que personne n'a jamais été
Il garde ses secrets
Du petit
Au plus gros fessier
Il soutient fermement
Son corps de tout son poids
Accueille ce qu'il détient
Au plus profond de soi
Grosse chaleur tendre et humide
Il offre le meilleur des réconforts
Une place de confiance
Pour vider sa pleine panse
Un lieu de recueil
Où souffler fort
Et pousser
que personne n'a jamais été
Il garde ses secrets
Du petit
Au plus gros fessier
Il soutient fermement
Son corps de tout son poids
Accueille ce qu'il détient
Au plus profond de soi
Grosse chaleur tendre et humide
Il offre le meilleur des réconforts
Une place de confiance
Pour vider sa pleine panse
Un lieu de recueil
Où souffler fort
Et pousser
5/21/2008
Aérophagie
une bien belle voiture
un bien beau canapé
une trés chouette cuisine
elle est toute équipée
le service de mariage
les couverts en argent
nous mettons de côté
nous partons ces vacances
une télé grand écran
nous venons de l'acheter
matériel des plus récents
on a eu droit à un rabais
les meubles du salon sont en chêne
la terrasse de plein pied
une tonte de gazon chaque semaine
on a refait le crépi l'an dernier
on vit bien
on mange à notre faim
une grande propriété
cloturée aux quatre côtés
on vit bien
on cultive notre jardin
nul intru à notre porte
l'assurance vie nous réconforte
on vit bien
un bien beau canapé
une trés chouette cuisine
elle est toute équipée
le service de mariage
les couverts en argent
nous mettons de côté
nous partons ces vacances
une télé grand écran
nous venons de l'acheter
matériel des plus récents
on a eu droit à un rabais
les meubles du salon sont en chêne
la terrasse de plein pied
une tonte de gazon chaque semaine
on a refait le crépi l'an dernier
on vit bien
on mange à notre faim
une grande propriété
cloturée aux quatre côtés
on vit bien
on cultive notre jardin
nul intru à notre porte
l'assurance vie nous réconforte
on vit bien
5/18/2008
Le type.
Son travail c'était de vivre.
Assis dans son fauteil aux plus belles heures de la journée, inondé par le soleil, il était face au mur et regardait en lui. Aucun mirroir ne le reflètait aussi bien que sa conscience. Tout était flou dans sa vision, et si précis que le simple élément apparaissait comme tel dans sa mémoire. Il n'était qu'un résidu, entier.
Jamais il ne prenait d'alcool, ç'eut été bien trop fort pour le faible qu'il était.
Il n'ignorait pas comme ceux qu'il aimait voir que sa nature était de vivre pour penser et non pas de vivre pour s'aimer.
Cette clé qu'il gardait volontairement et précieusement sur la table de bois sombre était la seule décoration de sa modeste demeure. A la vue de tous. Sa symbolique faisait qu'il aimait cet objet par dessus tout.
Il ne supportait pas une porte close. Et il souriait lorsque les autres se la claquait au nez.
L'objet métallique devait être doré mais ne réflètait à présent que les aléas de son temps :chaque serrure dans laquelle elle s'était glissée, de laquelle elle avait caressé les parois ternes pour en conserver une trace, minime. Soumise à la moiteur d'une peau, perdu au fond d'une poche, au fond d'un trou, retrouvée, pendue à une cordelette, sur un trousseau, dans la poche d'une chemise délavée, ou d'un complet neuf, dans le sac à main d'une femme mure et délaissée...Il imaginait.
Ce n'était peut'être pas la clé du bonheur mais elle y contribuait.
Assis dans son fauteil aux plus belles heures de la journée, inondé par le soleil, il était face au mur et regardait en lui. Aucun mirroir ne le reflètait aussi bien que sa conscience. Tout était flou dans sa vision, et si précis que le simple élément apparaissait comme tel dans sa mémoire. Il n'était qu'un résidu, entier.
Jamais il ne prenait d'alcool, ç'eut été bien trop fort pour le faible qu'il était.
Il n'ignorait pas comme ceux qu'il aimait voir que sa nature était de vivre pour penser et non pas de vivre pour s'aimer.
Cette clé qu'il gardait volontairement et précieusement sur la table de bois sombre était la seule décoration de sa modeste demeure. A la vue de tous. Sa symbolique faisait qu'il aimait cet objet par dessus tout.
Il ne supportait pas une porte close. Et il souriait lorsque les autres se la claquait au nez.
L'objet métallique devait être doré mais ne réflètait à présent que les aléas de son temps :chaque serrure dans laquelle elle s'était glissée, de laquelle elle avait caressé les parois ternes pour en conserver une trace, minime. Soumise à la moiteur d'une peau, perdu au fond d'une poche, au fond d'un trou, retrouvée, pendue à une cordelette, sur un trousseau, dans la poche d'une chemise délavée, ou d'un complet neuf, dans le sac à main d'une femme mure et délaissée...Il imaginait.
Ce n'était peut'être pas la clé du bonheur mais elle y contribuait.
5/15/2008
Votre conseiller voudrait vous parler
Afin de communiquer plus facilement avec ses amis, Jean Marie s'est fait greffé un téléphone portable dans le rectum. Il a subit une opération à coeur ouvert et a préfèré ne pas être anesthésié pour ressentir au plus profond de lui cette intervention qui marquerait un tournant considérable et son entrée dans la vie adulte et responsable.
Ses amis l'avaient vivement encouragé à sauter le pas et c'est par une douce matinée aux senteurs de fraises des bois qu'il enfila ses mocassins de cuir pour se rendre d'un pas décidé vers l'hopital de sa ville. On l'accueillerait certainement à bras ouverts étant donné la campagne qu'avait entrepris le ministère de la santé, en partenariat avec diverses célèbres compagnies de téléphonie mobile, afin de démocratiser la communication. Une opération appelé respectivement : "des ondes pour la vie".
Jean Marie s'était lancé et ne le regrettait pas, au contraire. Il pouvait à présent d'une simple contraction abdominale accéder à son répertoire, choisir son correspondant et appeler en toute sérénité. Il n'aurait jamais imaginer pouvoir converser si facilement avec ses amis, sans avoir à parler ni à faire le moindre geste : aujourd'hui c'était chose faite.
Il conjugait alors vie professionnelle et relations sociales sans barrières aucunes, nimporte où et quand il le désirait, sans qu'aucun de ses clients ne puisse soupçonner les longues conversations qu'il tenait tout en servant leur repas.
Bien entendu il se devait de suivre un régime strict quotidiennement afin d'assurer une bonne digestion et préserver sa flore intestinale pour éviter un transit paresseux. La constipation était devenu son seul ennemi, toute autre forme de tracasseries ne le chagrinait plus, il gardait son silence.
Ses amis aussi avaient subi l'opération et les gaz malodorants ne leur procuraient aucuns désagréments. Ils s'étaient mis d'accord sur un point : si c'était pour dire de la merde, autant ne pas ouvrir la bouche.
5/12/2008
Il va lui faire mal, il va lui faire mal.
Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir.
Est-ce vraiment gènant pour ces gens indulgents indigents d'avancer en nageant lentement dans cet excrément extrêmement puant à grands coups violents de batons d'un intransigent agent ?
Et bien nan.
son travail c'est de vivre
son travail c'est de vivre
frugale
sans sauce
pain rassit
l'assiette est sale
ma faim est fausse
je compatis
le ventre vide
je pleure ma volonté
mon amour de la vie
je crains s'être envolée
Qu'il est doux ce merdier
ensevelissez-moi
ensevelissez-moi
Est-ce vraiment gènant pour ces gens indulgents indigents d'avancer en nageant lentement dans cet excrément extrêmement puant à grands coups violents de batons d'un intransigent agent ?
Et bien nan.
son travail c'est de vivre
son travail c'est de vivre
frugale
sans sauce
pain rassit
l'assiette est sale
ma faim est fausse
je compatis
le ventre vide
je pleure ma volonté
mon amour de la vie
je crains s'être envolée
Qu'il est doux ce merdier
ensevelissez-moi
ensevelissez-moi
5/03/2008
Selle le pacte, on a grandit depuis.
Il sait tout,
ce qui est arrivé hier,
pourquoi ce fut,
comment et qui de quoi.
Il sait aussi aujourd'hui,
le temps qu'il fait,
quand ils ont,
par quels moyens et d'où.
Il sait bien entendu demain,
ce qu'il adviendra de nous,
oeil fermé sans les mains,
que et donc de tout.
Il sait tout de tout
et ne sait rien de lui,
il sait tout de rien
et se traîne sans vie.
ce qui est arrivé hier,
pourquoi ce fut,
comment et qui de quoi.
Il sait aussi aujourd'hui,
le temps qu'il fait,
quand ils ont,
par quels moyens et d'où.
Il sait bien entendu demain,
ce qu'il adviendra de nous,
oeil fermé sans les mains,
que et donc de tout.
Il sait tout de tout
et ne sait rien de lui,
il sait tout de rien
et se traîne sans vie.
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