2/28/2008

Taillefine, c'est bon pour ta ligne.

Un bidon dans chaque main, j'avançais à grands pas et à grand peine dans le champs aux herbes jaunies par la neige qui recouvrait jadis cette parcelle vallonée.
Mon grand-père, à ma droite, portait une truelle et un piochon. C'était son piochon favori, qu'il avait fabriqué il n'y a encore pas si longtemps, et qui permettait une grande liberté de mouvement. Léger et à dimension réduite, c'était l'outil idéal pour la mission qui nous attendait.
"-Là, devant toi, me cria t'il tout à coup."
Je l'avais repèré mais je lui laissais l'honneur et le bonheur d'afficher son savoir-voir. Puis son savoir-faire. Il s'accroupit, difficilement avec son mal de dos, de genoux, de hanche et de pieds, puis d'une main agile et sûre, il donna deux coups vifs qui soulevèrent la proie.
Il marqua une pause, et me dit d'une voix calme et pleine de savoir-dire, "tu dois veiller à glisser le piochon sous le monticule pour l'avoir en entier."
J'approchai le tonneau et il y jeta sa trouvaille en un seul morceau.
La bouse encore humide et fumante prenait bien le tiers du récipient.

2/24/2008

Il faudrait peut-être que tu penses à faire quelquechose de ta vie.

On pourrait fumer des joints, aller travailler de l'autre côté de la frontière où l'on gagne bien plus, épargner, s'acheter une grosse vroum vroum pour aller plus vite de l'autre côté de la frontière, acheter de quoi fumer plus de joints car c'est moins cher là bas et surtout, car le travail ça en fait fumer beaucoup vu que c'est chiant.
Au début, tu avais envie de te pendre avec la chaine en maillon de la machine sur laquelle tu travaillais, puis tu as rencontré un homme, trés gentil, qui travaille ici depuis trente-cinq ans et qui t'affirme que ne t'inquiète pas tu vas t'habituer.
Tu es content car depuis deux semaines, tu partages la route avec deux autres collègues et ça te revient moins cher.
Ils viennent boire l'apéro demain, on parlera boulot en buvant des canons.
Il y a un match de foot à la télé en plus.

2/17/2008

Bien entretenir son lave-vaisselle.

Et donc Martial n'a pas droit aux rhymes car depuis un certain temps il bande mou.
Sa rupture avec Nicole n'est pas anodine, son départ est intimement lié à sa perte d'afflux sanguin dans le membre pénétrateur. Il a bien essayé de la rappeler mais sans succès, elle était à la recherche de sensations fortes, de parfums exotiques, d'hygiénes laissant à désirer.

Lui est nickel, deux douches par jour, plusieurs sortes de gel douche adaptés aux diverses parties de son corps, du déodorant 48h chrono, du dentifrice blancheur parfaite...Bref, tout l'attirail du parfait gentleman.

C'est aussi un créatif, son papa lui avait payé une école pour apprendre à avoir des idées, et voilà deux mois qu'il planche dur sur un projet pour homme célibataire, permettant à celui-ci:
-de ne plus attrapper de maladies en payant 60 euros minimum pour la totale.
-de ne plus se faire d'ampoules aux mains.
-d'avoir une compagne discrète, prète à tout et n'importe quand.

Digne confrère au masculin du célèbre vibromasseur, cet objet, certes un peu mysogine il le conçoit, est le parfait compagnon de votre solitude,
Trés maniable, il s'adapte à tous types de support et offre une souplesse gestuelle inégalée à ce jour.
Fabriqué dans une texture proche de celle de la peau humaine, il est indéchirable, waterproof, résistant à la chaleur et aux frottements et étirable au maximum.
Petit, beau et discret, il est idéale pour vos déplacements, en voiture, dans le train ou l'avion, au bureau et même à la maison. Pour les plus coquins d'entre vous, offrez lui une place de choix sur le rebord de votre cheminée.

Vous en rêviez, Martial l'a crée pour vous.
Son petit nom, le VAGISPACE*.

*marque déposée.

2/13/2008

Une bien belle moustache.

Carole n'est plus vierge depuis que Martial l'a fourrée,
celui-ci étant trés bien membré.
Son école est sur la berge du canal juste à côté,
cela vaut-il encore d'aller à pied.
Dans son bol elle immerge les céréales et le pain tartiné,
le tout bien détrempées.
Plus sont molles les verges et moins les mâles la font crier,
ses cordes vocales sont entrainées.

Elle immole un cierge quand ça va mal pour de ne pas se reprocher,
jésus est là pour pardonner.
Ou elle rigole avec Serge dans un super bal costumé,
les travestis ne sont pas assexués.
Avec de l'alcool elle s'asperge, se fait du mal, est transformée,
jusqu'à se faire butiner.
Son idole a cinquante berges, les cheveux sales, la peau tachée,
elle ne pourra y échapper.

Blablablaole blablablaerge blablablaale blablablaé,
j'en ai la gerbe des rhymes en é.