Poli, mais pas trop, démontrant une motivation à toute épreuve, il appliquait à la lettre les enseignements reçus par Maman et Papa.
Au cours d'une jeunesse droite et sans faux-pas, il avait appris les valeurs qui feront de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.
Après un parcours d'études tout ce qu'il y a de plus admirable, il parvint à trouver une place dans un cabinet de comptable, à proximité du domicile familiale.
Une bonne place selon son père, qui connait du beau monde. Selon lui, il faut savoir mettre tous les atouts de son côté.
Deux secrétaires pour cinq comptables a le pouvoir de vous mettre du baume au coeur et de vous crever à la tàche.
Notre oiseau se sent vivre, son rôle lui va à merveille et il fait en sorte de ne pas décevoir ses spectateurs.
En outre, économiquement indépendant, il jouit à présent d'une liberté et se permet des petits plaisirs.
Hélas, à force de plaisir nait la monotonie, l'angoisse. Aigrit, ses bonnes manières s'envole peu à peu laissant place aux défauts les plus sournois.
Ainsi, ses spectateurs ne lui disent plus bonjour, donc il ne supporte plus son reflet.
Les chiffres lui tapent sur le systême et il se tape sur les nerfs avec les chiffres à virgules.
Alors ils les abandonnent.
Ses collègues le lachent et les secrétaires ne le laissent plus les prendre sur le meuble du même nom.
Son père déçu, le déshérite.
Sa mère, n'a jamais contredit son époux.
Tout va si vite, trop vite.
Il a abandonné son métier d'acteur.
12/18/2007
12/04/2007
Boulimie chronique

Jamais il n'eut osé jouer au foot dans la cour de récré, ou si ce n'est pour remplacer la balle.
Ses camarades de classe le lui avait proposé, maintes fois, mais les deux équipes qui s'affrontait dans sa tête suffisait à son activité physique.
Il ne leur révèlait pas sa version des choses, se disant trop faible pour ce genre de jeu, explication qui convenait parfaitement aux jeunes de son age et à leur soif de compétition.
Bien qu'il les regarda chaque jour avec une attention particulière,
ce n'était que lui seul qu'il observait.
Depuis toujours, il ne savait comment vivre sans penser à sa représentation extèrieure, au pourquoi de ses faits et gestes, au comment du comportement des autres, et même de ceux qu'il aimait.
Aucune perfidie dans son attitude, il se laissait agir, remué par ses méninges, ne voulant en aucun cas reproduire l'analyse de soi sur autrui.
Mais parfois, fatigué de trop de questions, sa tête hurlait son désespoir à voir agir la horde du préau.
Si jeune et déja si compliqué.
*être tiré au sort le dernier par une équipe faisant preuve de pitié ne l'enchantait plus.
Inscription à :
Articles (Atom)