10/31/2007

ça sent la mer.


Hugues et Céline se font des trempettes mouillettes depuis bientot trois ans.

Mais leur engouement se tarit.

D'un commun accord ils ont compris, passer à la vitesse supérieur était incontournable pour la survie de leur couple.

Céline avait déja pris les devant, la fourbe, et voila déja deux cycles qu'elle ne prenait plus la pillule. Son compagnon, persuadé de sa fécondité, décida de bannir le papier lyophilisé pour laisser libre cours à son ivagination.

Ils avaient cependant des craintes concernant le fruit de leur chair, car trés exigents, il ne devait présenter aucun défaut ou incommodité de la sorte pouvant porter préjudice à une lignée qui, au fil des générations, avait su réprimer la moindre déviance.

Confiants en une génétique séléctive ayant fait ses preuves, et quite à désherber eux-mêmes le résidu le plus coriace, ils décidèrent de tenter l'aventure. Car les générations supérieures ne laisseraient passer aucunes bévues.


Pour leur envirronement quotidien, tout était mis en oeuvre pour faciliter une croissance en marge des pollutions de cette vie citadine. Ils formaient un couple conscient des choses de ce monde.


C'était une belle masure, leur crédit s'étalait sur deux générations.


10/30/2007

It's gettin harder




Adrénaline et nicotine

On pourrait jouer à se faire peur et porter des T-shirt en novembre au soleil.

Ils déambulent, frêles et chevelus et lyriques,
les garçons de 14 ans.

Ils ne rigolent pas, ne sont pas drôles,
pourtant parfois retentissent leurs rires échevelés.

Leurs bras maigres, balanciers insoutenables,
prennent des parallèles pour s’enfouir dans leur poche
et des perpendiculaires quand la bagarre approche.

Leur cruauté n’a d’égale que leur grâce nonchalante.

Cheveux blonds & bruns se mêlent dans une
tornade doucereuse et perverse.


Fumer est un délice transgressif si intense
qu’ils errent clope en main.

La bande, quant à elle, semble être une
meute dont le chef est parfois interchangeable.



Courir semble être le mot d’ordre, le mot de désordre, agir et courir.

10/17/2007

Rien.


Même pas un souffle.
Satan qu'il était doux.
Il avait beau faire.
Mais rien ne sortait.
On lui parlait d'avenir.
Son feuilleton fétiche.
Les jambes croisées.
Coupable et désinteressé.
Il savait tout. Tout.
Rien n'y faisait.
Seul, aveugle, sourd et muet.
De son plein gré,
il s'adorait.

10/10/2007

Payez contre ce chèque.

Il marchait d'un pas lourd vers cette femme aux moeurs légères qui tenait un torchon dans sa main. Et quelle main.
Elle tentait désesperément d'essuyer la misère humaine.
Elle faisait mine de frotter la silhouette des gens comme si elle restaurait un vieux meuble, terni par le temps et la pollution envirronante.

Les personnes en question prennaient une mine renfrognée. Se sentant agressés, ils accèlèraient le pas pour la plupart, bougons, marmonnant quelques pollutions verbales.

Il parvint à son niveau, passivement actif, il se laissa frotter, en profondeur, la couche était épaisse, bien qu'il fut l'un des seuls à saisir le geste de la jeune femme. Emblèmatique.
Il connaissait également l'ampleur de sa connerie.

Compatissant, il sortit de sous son par-dessus un flacon, et lui tendit.

Tamponner le chiffon imbibé sur la surface à détacher,
puis laisser agir.

10/05/2007

ménagère.

Aspirateur, tu es mon oxygéne.
Javel, tu es ma crème de jouvance.
Eponge, serpillère, mes partenaires brillance.
Plumeau, un nouveau look pour une nouvelle vie.

Loin de vous, mon âme s'égare.
Mes compagnons d'infortune.