4/29/2007

lacune pécunière.

Cet homme a un polo bleu.
Christelle veut ce poste, ses poches sont vides,
sa prime de licenciement chez Monoprix n'a pas fait long feu,
elle était chef de rayon, elle ne l'est plus,
pour apaiser ses souffrances elle s'est offert le nouvel aspirateur "qui fait pas de bruit quand on aspire",
elle espère qu'il lui fera une bonne dizaine d'année.
Ce matin, de la peinture recouvre son faciesse,
elle a choisi une teinte marronorangé est s'est habillée en conséquence,
sa jupe est courte, son top less/laisse entrevoir son atout principal qui a déja fait ses preuves auparavant.
Pendant un entretien, son maitre-état d'esprit est simple,
Mets du sexe dans ton intonation,
c'est la tante de sa cousine qui le lui avait enseigné lorsqu' enfant elle jouait à la caissière,
ce sont de bons souvenirs.
Bruno est le patron d'un petit casino de-luxe,
il apprécie les femmes qui ont du charme,
il aime aussi les 205 GTI,
d'ailleurs, après deux années de dur labeur et d'économies,
il est devenu l'heureux propriétaire d'un vrai petit bolide,
chromée avec des flammes sur le coté, sièges en baquet et un volant autogrippant,
on lui a même filé le pneux neiges avec,
il aime se faire des petites virées sur le périphérique et prendre des minettes en stop.
Oui Christelle avait rendez-vous avec Bruno pour le poste de peseuse de légume,
oui quand elle est entrée dans son bureau il a tout de suite compris oû elle voulait en venir,
CUL, SEXE, NICHONS,
ils se sont tout de suite compris.
Christelle aimait les 205 GTI,
son père en avait une.

4/18/2007

code des couleurs.







Je vois la vie en rose et pourtant j'ai des pensées noires,
tendance à devenir jaune lorsque j'apperçois leur regard,
les réactions de nombreux gens me laissent vert,
j'ai beau tenter de fermer mes yeux bleux je ne peux rien y faire,
même un fard multicolore ne recouvre pas leur esprit gris,
colorer tous ses pores pour se vendre à un bon prix,
ma face tourne au bleu cyan lorsque je saisis à quel point leur quotidien est chiant.

Rouge de colère pourrait en être la conséquence,
je reste de marbre blanc même si ça sent le rance.


c'est trop le fun.

4/14/2007

Ok shériff !!


Ce jeune homme au long cou avec un couvre-chef,
cet asticot nouveau né étendu et chapeautesque,
cette arsouille qui s'invente et sur sa tête se paravente,
ne se mouille ni pour lui ni pour sa bien-amante,
ridicule à souhait, son esprit engomina-minet,
il joue de ses atouts pour s'engrottesquisé.

Il a du se tromper de vie.

Oh !!
Les peaux-rouges ont pris Fort-Alamo,
Mc Carthy en otage,
et fini toutes les rations de chili con carne.

ON S'EST FAIT ROULER DANS LA FARINE COMME
une vulgaire pâte à pain (de chez congelé boulanJerry)


les salauds nous paieront ce manque de tacte,
ouais.

4/13/2007

Miasmes dorés


TEN DOLLAR AGO
CINEMA CONGO
ANIMAL BADEAU
MINERAL SOLO
MARECHAL PUCEAU
OPERA MAILLOT
MASCARA RATEAU
DADA LOUVETEAU



MANGEZ-MOI, QU'ON EN FINISSE.

4/11/2007

Pute à frange

picture by Dimitri Costes








Courbaturée,
les traits un peu tirés,
le regard bleu dans mes yeux bruns,
de la musique tournait dans ma tête grâce à un appareil extrêmement plat,
relié à mes oreilles par de petits tuyaux,
eux même raccordés à deux petits coquillages blancs lovés dans mes lobes.

Peau rosie par la fraîcheur de ce 8h, Coke & Cream puis En direct de la côte de Tepr jouait aux rollers coaster dans mon cerveau.
J’eus l’impression à cet instant-là que j’étais la reine de la rue. Il était tôt, quelques musiciens se promenaient tête nue mais guitare-full, ils convergeaient vers la Music Academy de Nancy, un peu stressés, une éval’ certainement les tenaient éveillés et énervés. Branchée et concentrée sur ma musique, je marchais à vive allure et pensais alors que j’étais assez puissante à cet instant pour dire merde à architecture et fonder la Yoluwoody wood corporation.



J’étais en direct de NCY
&
je rutilais.




Les gens passaient
&
glissaient sur ma peau
comme l’eau sur les
plumes des oiseaux.



A 8 a.m on ne peut pas dire que les représentants de toutes les clades citadines étaient visibles. A ce moment, les vendeuses et les serveuses étaient les queen, elles se disaient le « bonjour ! Ca va ? » un portable à la main. Les clients dormaient encore. Mais alors que ma plupart french kiss Morphée, quelques jeunes loups étaient réveillés et se faisaient une beauté. Je veux parler des FB, Fashion boys. Et là, je sens que je vais tomber, et tu en as peur aussi, dans les stéréotypes. Mais n’est-ce pas difficile de ne pas stéréotyper des stéréotypes ? Après tout, donnons-leur la chance à eux aussi de créer un genre.


Le gel fraîchement posé, (t’en étais sûr que j’allais commencé par ça, hein ?!) par touches sur la pointe des cheveux, convergeant pour former une crête, luit au soleil comme un défie aux paillettes des FDTG. C’est beau, on dirait un peu Noël. Déambulant nonchalamment, vêtus de pantalons entre baggy et slim et de T-shirt souvent agrémentés d’un petit décor rock’n roll ou d’un numéro. Parfois ils portent des colliers so bling blong. Après cette apparence un peu trompeuse, se cache des cœurs en or, en nord. Ils écoutent peut être Jeanne Cheral ou Emilie Simon mais they rock dans la rue, t’as vu.



On peut mettre de la musique
sur son Myspace Home,
et ça c’est cool.



Dans le train, it was all about Grems a.k.a Supermicro, l’homme bounce.

"Pute à frange, exécute ma demande
Et si je persécute ceux qui sucent comme des putes allemandes
Easy artifices magnifiques, t’as le cul al dente"

Yo

Yo

4/06/2007

De style en exercice.


Regarder des films cérébralement dépaysants est une chance,
je l'ai saisie, et depuis une multitude de réalisateurs, acteurs et liants (dans le sens lien qui lie)
s'offre à moi (aucune transaction pécunière, simple volontariat et découverte l'un de l'autre, et non l'un dans l'autre),
j'oserais peut-être les qualifier de premier choix si la neutralité dont j'ai envie de faire preuve ne pointerait le bout de son nez comme un rappel,
car la sensibilité est le prime élément qui me fait apprécier la chose accomplie,
telle réplique, attitude, ou trait de personnalité peuplant une partie de mon encéphale, certe minime, mais favorisant (un réel apport) la création de cet univers propre.
Avoir le droit de vivre son monde, sans enfreindre toutes lois établies auparavant par jeu de dés (ou de cartes) et encore moins avoir une quelconque influence sur la vie (et quelle vie) des autres (et quels autres).
Je crois que j'ai bel et bien atteint ma Babylone, ou alors non, pas encore, mais la route est tracée, intérieurement, et tous les gens (pas tous) me répèteront que tous les chemins de graviers mènent à Babylone, que tous les carrefours s'entrecroisent mais en finalité ne font qu'un.
In my brain, the thunder leads to a peaceful & sunny universe.
La vie est neutre, peut-être ou pas.