Poli, mais pas trop, démontrant une motivation à toute épreuve, il appliquait à la lettre les enseignements reçus par Maman et Papa.
Au cours d'une jeunesse droite et sans faux-pas, il avait appris les valeurs qui feront de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.
Après un parcours d'études tout ce qu'il y a de plus admirable, il parvint à trouver une place dans un cabinet de comptable, à proximité du domicile familiale.
Une bonne place selon son père, qui connait du beau monde. Selon lui, il faut savoir mettre tous les atouts de son côté.
Deux secrétaires pour cinq comptables a le pouvoir de vous mettre du baume au coeur et de vous crever à la tàche.
Notre oiseau se sent vivre, son rôle lui va à merveille et il fait en sorte de ne pas décevoir ses spectateurs.
En outre, économiquement indépendant, il jouit à présent d'une liberté et se permet des petits plaisirs.
Hélas, à force de plaisir nait la monotonie, l'angoisse. Aigrit, ses bonnes manières s'envole peu à peu laissant place aux défauts les plus sournois.
Ainsi, ses spectateurs ne lui disent plus bonjour, donc il ne supporte plus son reflet.
Les chiffres lui tapent sur le systême et il se tape sur les nerfs avec les chiffres à virgules.
Alors ils les abandonnent.
Ses collègues le lachent et les secrétaires ne le laissent plus les prendre sur le meuble du même nom.
Son père déçu, le déshérite.
Sa mère, n'a jamais contredit son époux.
Tout va si vite, trop vite.
Il a abandonné son métier d'acteur.
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1 commentaire:
"[...] les secrétaires ne le laissent plus les prendre sur le meuble du même nom".
J'appelle ça une fulgurance, monsieur.
Dois-je préciser que j'aime beaucoup la tambouille servie par ton blog?
Bon courage pour les AssedicTM.
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