Tu te la pètes de trop, j'aurais envie de lui dire,
lui qui sous sa couche de gomina fraiche,
étalée avec soin, pour faire bien,
durant deux heures de temps,
se masturbant mentalement devant sa glasse,
"ouais, bébé, c'est moi qui ai la classe".
Hélas, il ne parle pas français, pourtant dieu sait qu'il y en a dans la belle bleu, blanc, rouge.
Le bellâtre italien, et non pas le mal être humble moyen,
débarque fier comme un coq sans pattes, fashion sappes et fond de teint mate,
enlunetté de montures de compêt'
il respire l'impuissance cérébrale, la puissance paradale,
moi qui avait la dalle j'ai envie de faire caca,
mais là n'est pas la question vu que dans trois pas je le croiserai, lui,
le cocoritalien, qui fit fi de ne pas me voir hier comme tous les autres matins,
le voici, il a du chien,
dixit le "carine ragazze" qui le suivent de près.
J'ai mal, j'aimerais, comme moi, qu'il regarde le générique du prince de bel air en matinale.
ça donne la pèche gamin, mais lui préfère cette buée mentale qui lui va si bien.
Bref, que serait-il sans sa caisse rutilante,
et le désir d'appuier sur le champignon qui le hante,
pour se rendre de ce point à trois-cent mètres plus loin,
pourvu qu'il puisse passer ses rapports en te frolant et klaxonnant par peur de rayures sur sa carosserie, cause de ma fermeture éclaire,
il vient du "karsher bling-bling car" non loin de là,
oû il dépense chaque semaine son temps et sa monnaie pour faire briller,
jante, capot, un véridique trophée,
sans se mouiller.
Le moment de l'éjaculation est proche,
quand il embarque, redémarre,
à donf, tu sais, comme un ouf de dingue de star du bitume,
pour s'arrèter dix mètres plus loin, et acheter son pain.
Je pense qu'on peut l'applaudir.
En tout cas, moi, je n'hésite pas.
Il n'y a rien à redire,
à part qu'ici, il ne sont quand-même pas tous comme ça.
C"est la rigolade.
Désolé chérie, j'ai eu une panne.
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