
Le bruit d’une respiration, la sensation du vivant, la suffocation émouvante de l’être qui dort. L’autre à coté de soi. Hier, j’ai dormi encore. Aujourd’hui entre 13h40 & 15h, j’ai oublié que j’ existais un peu en me laissant tomber dans ce coma du sommeil. Je viens de penser à Lazare qui n’arrive pas à dormir parce qu’il a peur d’y mourir. Lazare & Pauline. Protagonistes sublimement décrits par Zola, psychologiquement dépeints, gracieusement décortiqués. Lazare… Ce prénom n’est pas un hasard. Lazare, lui ne se couche plus, pour ne plus avoir à ce lever.
Quand je soupire, je me sens bien, ça palpite dans moi, le passage de l’air réjouit mes poumons, ma gorge et mon nez. C’est comme une ligne de train au passage d’un TGV, ça vibre de vitesse. C’est con, le soupir est synonyme de tristesse, d’ennui, de désappointement, d’exaspération. Pourquoi une chose si agréable est-elle si pourri par sa signification sociétale ? On nous interdit le plaisir voilà tout. Je dénonce le soupir péjoratif comme je dénonce l’excision. Mais peut être qu’au Japon, au Chili ou au Mali on remercie en soupirant ! Mais je n’y crois pas trop.
Les fluides, c’est bien, c’est humain.
Masculin, Féminin. Par Godard. 15 faits. Les femmes tuent, les femmes sont belles, les femmes parlent de sexe librement avec les hommes, on y mange des pommes, on s’engage contre la guerre, on va au cinéma, on va dans des café parisiens, on s’enivre de la rue, on enregistre des disques, on se regarde. Madelaine, Paul, Catherine.
Dans un café parisien, enfumé, Paul entre vêtu de son parka beige, le col monté. Il s’adosse au bar quelques instants, il semble se réchauffer. Puis voyant son ami :
- Salut toi ! (en tendant la main)
- Salut ! (lisant un journal et serrant la main tendue)
- Alors, ça va ? ( en se reculant)
- Non ça ne va pas. (très bien articulé voire trop, en lisant impassiblement son journal)
- Et pourquoi donc ? (un peu surpris)
- J’ai décidé de dire que ça n’allait pas jusqu’à 10h. (toujours en articulant parfaitement et en lisant son journal)
- Il est 10h05.
- Alors ça va ! (en laissant son journal et en venant au bar près de son ami)
On cherche toujours à faire des choses géniales, extraordinaires, des choses jamais faites. Mais moi je trouve qu’il n’y rien de plus novateur que l’humain, l’être humain et sa vie. Il suffit juste de changer la façon de traiter le sujet ou encore d’avoir un regard observateur pour faire un film, un livre, une photo magnifique. Voilà pourquoi j’aime énormément les films humanistes, les livres humanistes et les portraits photo. Malgré le mal que parfois ils me font, je reviens à eux en les aimant, en aimant les photographier, les regarder frissonner de vie.
Je propose qu’on soupire ensemble.
Quand je soupire, je me sens bien, ça palpite dans moi, le passage de l’air réjouit mes poumons, ma gorge et mon nez. C’est comme une ligne de train au passage d’un TGV, ça vibre de vitesse. C’est con, le soupir est synonyme de tristesse, d’ennui, de désappointement, d’exaspération. Pourquoi une chose si agréable est-elle si pourri par sa signification sociétale ? On nous interdit le plaisir voilà tout. Je dénonce le soupir péjoratif comme je dénonce l’excision. Mais peut être qu’au Japon, au Chili ou au Mali on remercie en soupirant ! Mais je n’y crois pas trop.
Les fluides, c’est bien, c’est humain.
Masculin, Féminin. Par Godard. 15 faits. Les femmes tuent, les femmes sont belles, les femmes parlent de sexe librement avec les hommes, on y mange des pommes, on s’engage contre la guerre, on va au cinéma, on va dans des café parisiens, on s’enivre de la rue, on enregistre des disques, on se regarde. Madelaine, Paul, Catherine.
Dans un café parisien, enfumé, Paul entre vêtu de son parka beige, le col monté. Il s’adosse au bar quelques instants, il semble se réchauffer. Puis voyant son ami :
- Salut toi ! (en tendant la main)
- Salut ! (lisant un journal et serrant la main tendue)
- Alors, ça va ? ( en se reculant)
- Non ça ne va pas. (très bien articulé voire trop, en lisant impassiblement son journal)
- Et pourquoi donc ? (un peu surpris)
- J’ai décidé de dire que ça n’allait pas jusqu’à 10h. (toujours en articulant parfaitement et en lisant son journal)
- Il est 10h05.
- Alors ça va ! (en laissant son journal et en venant au bar près de son ami)
On cherche toujours à faire des choses géniales, extraordinaires, des choses jamais faites. Mais moi je trouve qu’il n’y rien de plus novateur que l’humain, l’être humain et sa vie. Il suffit juste de changer la façon de traiter le sujet ou encore d’avoir un regard observateur pour faire un film, un livre, une photo magnifique. Voilà pourquoi j’aime énormément les films humanistes, les livres humanistes et les portraits photo. Malgré le mal que parfois ils me font, je reviens à eux en les aimant, en aimant les photographier, les regarder frissonner de vie.
Je propose qu’on soupire ensemble.
2 commentaires:
Moi j'aime bien Yoluwood!
(je vous pousse un soupire)
pffff
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