12/23/2006

Oh Meeeeerde !





[attention ceci est un texte qui pourrait s'apparenter à une "experience personnelle"]

(Ecrit il y a un mois.)

Post week-end maquette, post semaine pourrie, le linge est toujours en train de puer dans ma chambre. La vaisselle n’est pas faite. Je me demande encore comment j’arrive à vivre dans mon 20m². Lundi, je me pointe dans la laverie des Estudines mais les machines à laver sont déjà utilisées et cela pour un moment. Il est 19h00, j’abandonne. Le lendemain, the same player shot again. Ouais mais c’est game over encore. Fuckthemall, pourquoi utilisent-ils donc tous ses fuckin machines ?! Mercredi, miracle terrassant. Une machine affiche zéro au compteur temps d’une machine, mon cerveau analyse : quelqu’un va bientôt passer pour enlever son linge de cette machine que je pourrais utiliser ensuite. Sauf que voilà la personne ne se presse pas. Je la maudis un peu et retourne dans ma chambre en espérant que personne ne prenne ma place. Je redescends après m’être changée pour me sentir mieux : leggin’ rose, short noir et ghetto jacket. Tout va bien. Du rose pour lu. Je suis au fond du ghetto. Alleluia le mec est venu chercher ses trucs. Je peux mettre mon jeton dans la machine et y mettre mon linge.

Attente dans la moiteur parfumée du local. Coups de téléphones de Papa, de Julien, de Papa. Une torpeur m’atteint rapidement dans le bruit assourdissant des machines. Je monte en haut en attendant la fin de ma machine. Dix minutes avant la fin, je redescend toujours de fluo vêtue. (du mauvais goût pour Aline) Quelques temps après mon entrée sublime mais non applaudie dans la launderette, apparaissent deux young men. L’un assis sur une machine parle à l’autre qui met son linge dans une machine. Moi pendant ce temps-là je reste fascinée devant la rotation immense du sèche-linge. Les boyz se mettent à parler. Bien que le bruit soit fort, je les entends très distinctement, d’ailleurs je crois que ça ne les gène pas.
« Oui mais tu sais, j’pense qu’il faut miser tout sur l’interprétation ! »
« Nan moi ce qui me fais peur c’est la déchiffr’ tu vois ?! parce que sinon le reste je suis okay. »
« T’as bossé sur le morceau de Ballavoine ? »
« Merde je crois que les éval’ ont été déplacées ! »
« Nan mais moi tu sais je faisais pas mal de compos chez moi tout seul alors bon tu vois quoi … !! »
« En même temps, je pense que le chant c’est super important ! moi je le bosse tout le temps, genre jusqu’à minuit quoi ! »

Tout ça sur fond de chaussures Vans, de Etnies pas trop wild, sur fond de pull jacquard vert pomme, lunettes de Nerd et bébar de trois jours. Sur fond « au revoir mademoiselle, bonne soirée ! » quand partie, je fus. Sur fond d’égo trip rock’n roll en somme.
Les mecs, je crois que je connais enfin le visage de celui qui me fait souffrir en chantant, jouant du piano jusqu’à des heures pas possibles !

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